Nos nuits deviennent un cauchemar. Nos corps s’embrasent sans prévenir. Nos émotions débordent.
Et nous restons là, à essayer de comprendre ce qui nous traverse.
La périménopause et la ménopause s’accompagnent de symptômes liés à un déséquilibre hormonal souvent mal appréhendé : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, fatigue, insomnie, sécheresse vaginale, prise de poids viennent peu à peu s’installer dans nos corps.
Pourtant, nous sommes nombreuses à les ressentir et à en être impactées sans y être préparées.
Un jour, tout bascule, pas brutalement mais profondément.
Nos corps se dérèglent. Un véritable tsunami corporel.
Alors entre nous, il est temps de mettre des mots sur ces symptômes de la ménopause et de comprendre ce qui se joue dans notre corps pour ne plus le subir.
Nous avons presque toutes vécu ce moment.
Celui où quelque chose bascule. Sans alerte. Sans mode d’emploi.
Un beau jour, nos règles deviennent irrégulières. Nos nuits se fragmentent. Notre patience se raccourcit. Nos émotions bouillonnent.
Et puis ces bouffées de chaleur… Cette chaleur puissante qui monte d’un coup
et qui nous envahit comme une chaudière en surchauffe. Nos chemisiers trempés et le froid qui nous saisit ensuite.
« Mes nuits sont devenues un enfer. Je me réveille plusieurs fois, trempée de la tête aux pieds. Je pense à Jeanne d’Arc et j’attends que le feu s’éteigne pour me rendormir. »
— Émilie, 52 ans.
Ce fameux signe qui nous trahit, souvent réduit à une caricature. « Elle a ses bouffées de chaleur ! » lancé à la légère, comme une moquerie.
« J’étais en réunion. D’un coup, j’ai senti la chaleur monter, impossible à contrôler, à dissimuler. J’ai eu honte. »
— Nathalie, 48 ans.
Non, ce n’est pas l’effet du stress. Ce que nous vivons a un nom.

La périménopause est la phase de transition hormonale qui précède la ménopause. On parle souvent à tort de préménopause mais le terme exact est périménopause.
Les premiers symptômes de la ménopause commencent par un cycle menstruel perturbé et des règles irrégulières qui s’installent pendant une période plus ou moins longue selon les femmes. La durée de la périménopause peut varier entre 4 et 8 ans [1].
La ménopause correspond à la fin des règles, confirmée après 12 mois consécutifs d’aménorrhée (sans menstruation)[2].
L’âge moyen de la ménopause se situe autour de 51 ans dans les pays occidentaux, avec des variations selon les régions du monde, généralement entre 45 et 55 ans.
Sa survenue n’est pas brutale. C’est une transition hormonale progressive que nous traversons. Un passage où notre corps doit faire face à un dérèglement hormonal et cherche doucement un nouvel équilibre.

On parle souvent de “baisse hormonale”. Mais en réalité, nos hormones fluctuent fortement.
Les deux hormones féminines concernées sont les œstrogènes et la progestérone.
Elles sont fabriquées par les ovaires, au rythme de chaque cycle menstruel. Elles n’ont pas la même fonction.
L’estradiol est produit par les follicules pour préparer l’utérus à accueillir un ovocyte fécondé alors que la progestérone, produite après l’ovulation, va favoriser l’implantation d’un ovocyte fécondé dans la muqueuse utérine.
Mais avec l’âge, les ovaires s’épuisent doucement : ils contiennent moins de follicules et répondent moins bien aux stimuli hormonaux du cerveau.
Résultat : la production d’œstrogènes devient irrégulière, avec des variations importantes d’un cycle à l’autre, tandis que la progestérone va diminuer progressivement, car l’ovulation est moins systématique.
Autrement dit, notre corps ne suit plus un rythme stable.
Ces symptômes de déséquilibre hormonal expliquent pourquoi notre corps peut devenir si déroutant pendant la périménopause [3][4].

Ce qui nous déroute le plus, ce n’est pas seulement l’intensité de certains signes mais plutôt leur diversité, leur imprévisibilité et leur capacité à toucher à la fois notre corps, notre énergie, notre sommeil, notre humeur.
Les données montrent que près de 9 femmes sur 10 présentent au moins un symptôme au cours de la transition de la périménopause à la post-ménopause. [3]
Parmi elles, environ 20 à 25 % présentent des troubles qui affectent leur qualité de vie.
Autrement dit, nous sommes très nombreuses à traverser ce bouleversement, même si nous ne le vivons pas toutes de la même façon.
Dans une étude récente, les femmes rapportaient en moyenne plus de 10 symptômes de la périménopause différents, ce qui en dit long sur la complexité de cette période [5].
Lorsque les taux d’œstrogènes et de progestérone deviennent erratiques, cela engendre l’apparition de symptômes de la périménopause très variés.
En effet, en plus d’intervenir dans la fonction reproductive, ces hormones, et particulièrement les œstrogènes, agissent sur tous les tissus du corps humain.
Les variations hormonales vont avoir un impact au niveau de :
C’est ce qui explique que les symptômes de la périménopause soient si nombreux, si différents et propres à chacune de nous.

Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes restent les signes les plus fréquents et les plus connus.
Mais beaucoup d’entre nous observent également :
Certaines femmes peuvent ressentir également des troubles digestifs tels que :
Et la liste ne s’arrête pas là :



Certaines d’entre nous parlent de brouillard mental avec :
Les variations peuvent être déstabilisantes avec des troubles de l’humeur comme :
Mais parmi nous, il y a aussi des femmes chanceuses, qui vivent une ménopause sans symptômes.
« Mes règles se sont arrêtées du jour au lendemain. Aucun autre signe. Ma sœur n’en revenait pas de ce silence corporel alors que son corps hurlait ».
— Laurence, 52 ans.
Nous sommes toutes différentes. Il n’existe pas une ménopause, mais des expériences singulières, des corps qui vivent chacun à leur manière cette transformation.

On parle souvent de « symptômes de la ménopause », comme s’ils disparaissaient avec l’arrêt des règles. En réalité, ils se prolongent fréquemment bien après [5].
Les études montrent que plus d’une femme sur deux présente encore des symptômes en post-ménopause [5], qu’il s’agisse de bouffées de chaleur, de fatigue ou d’inconfort intime.
Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, peuvent persister longtemps : environ un tiers des femmes en ressentent encore dix ans après la ménopause, et près d’un quart au moins cinq ans après. [6][7]
Au total, la durée moyenne de ces symptômes est estimée à environ 7 à 10 ans [8].
Ce que nous traversons ne s’arrête pas avec l’arrêt des règles. Mais les signes évoluent vers des formes plus chroniques que fluctuantes.

« Ma mère ne m’en a jamais parlé. Je me souviens de son 50ème anniversaire, son visage aux traits tirés sur les photos. Elle semblait fatiguée et absente. J’ai cru qu’elle était malade ».
— Pauline, 63 ans.
Pourquoi cette impression de silence, presque d’omerta, autour de la ménopause ?
Pendant longtemps, la ménopause a été peu abordée socialement et reléguée à la sphère intime.
Les recherches sociologiques montrent que cette étape a longtemps été invisibilisée dans les discours publics et médicaux pour plusieurs raisons [3].
D’abord, la ménopause marque la fin de la fertilité. Or, pendant des décennies, la valeur sociale des femmes a été largement associée à leur capacité reproductive. Cette étape a donc été perçue, à tort, comme un déclin plutôt que comme une transformation.
Ensuite, les sujets liés au corps féminin, règles, sexualité, vieillissement, ont longtemps été considérés comme tabous, peu discutés dans l’espace public comme dans les familles. La ménopause s’est retrouvée au croisement de ces silences.
Cela explique pourquoi nous arrivons dans cette nouvelle phase de vie sans transmission, sans conseils pour nous y préparer et comprendre ce qu’il nous arrive.

« J’ai eu de fortes baisses de moral. Mon médecin a dit que j’étais en dépression mais rien ne clochait dans ma vie. Je me sentais juste épuisée. »
— Claudine, 60 ans.
La périménopause peut imiter de nombreuses pathologies :
Et parce qu’elle est encore insuffisamment reconnue, elle est souvent mal identifiée, voire ignorée.
Les données scientifiques le confirment : une étude internationale récente met en évidence un manque de connaissance et de reconnaissance des symptômes de la périménopause, à la fois par les femmes elles-mêmes et par les professionnels de santé [9].
Beaucoup de femmes déclarent ne pas avoir été informées de ce qu’elles allaient vivre. Et certaines consultations ne font pas immédiatement le lien avec cette transition hormonale.
Résultat : des parcours médicaux fragmentés, des examens parfois inutiles et surtout, un doute qui s’installe sur son corps, sa santé, sur soi.

Face à ces bouleversements hormonaux, il n’existe pas une seule réponse, mais plusieurs chemins possibles pour accompagner notre corps avec justesse.
Certaines femmes se tournent vers des solutions douces comme les compléments alimentaires, pour aider à atténuer certains inconforts.
Le Complément Sorae Ménopause associe de l’acide hyaluronique et un extrait d’actée à grappes noires.
Il est formulé pour aider à faire face aux bouffées de chaleur, soutenir l’humeur et le sommeil, et améliorer le confort intime. Il contribue à accompagner cette période avec plus de confort et de bien-être au quotidien.
Deux études cliniques randomisées réalisées sur le complexe d’acide hyaluronique ExceptionHYAL® Blossom ont montré ses bienfaits. 100% des femmes de l’étude souhaitaient poursuivre la cure après 60 jours.
Avant toute prise de complément alimentaire, demandez l’avis à votre pharmacien ou à votre thérapeute.
Cela peut commencer par des gestes simples à intégrer dans une routine bien-être :
C’est aussi une période où nous pouvons apprendre à être plus attentives à nous-mêmes : ralentir, respirer, écrire ce que nous ressentons, accueillir nos émotions sans les juger.
Certaines femmes peuvent également avoir recours à des traitements hormonaux substitutifs, lorsque les symptômes hormonaux sont plus intenses ou impactent fortement la qualité de vie.
Ces traitements doivent toujours être discutés et encadrés par un professionnel de santé, médecin ou gynécologue, afin d’évaluer leur pertinence et leurs modalités.
Parler, partager, s’informer change beaucoup de choses. Échanger avec d’autres femmes, rejoindre des espaces de discussion, s’appuyer sur des sources fiables : livres, podcasts, blogs santé, professionnels de santé, est un premier pas pour mieux comprendre ce que nous traversons et mieux prendre soin de soi.
« Quand j’ai compris que tout était lié à mes hormones et à la ménopause, j’ai été plus à l’écoute de mon corps et plus douce avec moi-même. »
— Anita, 56 ans.


La ménopause est une étape de vie qui nous concerne toutes, mais que nous avons longtemps traversée sans mots, sans repères, sans transmission.
Aujourd’hui, nous souhaitons mettre des mots sur ce que nous ressentons, en parler à nos filles, à nos sœurs, à nos amies.
Nos corps changent, oui.
Mais ils continuent de nous parler, peut-être encore plus fort. À nous de les écouter autrement et de les accompagner avec plus de douceur, d’attention et de confiance.
Parce qu’au fond, cette période n’est pas une fin mais le début d’une nouvelle phase de vie, un passage vers un nouvel équilibre, vers une autre façon d’habiter pleinement notre corps.
[1] Cleveland (2023). Perimenopause: Age, stages, signs, symptoms & treatment.
[2] World Health Organization. (2024). Menopause.
[3] Inserm. (2021). Santé des femmes et ménopause : enjeux et perceptions.
[4] Mayo Clinic. (2023). Perimenopause: Symptoms and causes.
[5] Santoro, , et al. (2022). Symptoms of menopause in postmenopausal women. Frontiers in Medicine, 9.
[6] Freeman, W., et al. (2015). Duration of menopausal hot flushes. JAMA Internal Medicine.
[7] Avis, E., et al. (2015). Persistence of vasomotor symptoms. Menopause.
[8] North American Menopause (2023). Vasomotor symptoms: Duration and management.
[9] International Menopause (2023). Knowledge gaps and symptom recognition.






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