Sommeil perturbé, fatigue inexpliquée, irritabilité soudaine, sautes d’humeur, seins douloureux, ventre gonflé…
Chaque mois, avant les règles, notre corps change. Notre énergie fluctue, nos émotions s’intensifient, notre sommeil se fragilise. Pourtant, ces manifestations restent souvent mal comprises, minimisées… ou simplement subies.
Ces signes portent pourtant un nom : le syndrome prémenstruel, ou SPM.
Une grande majorité d’entre nous le ressent à chaque nouveau cycle menstruel, de façon très personnelle et à des degrés très variables.
Apprendre à reconnaître les symptômes du SPM, comprendre ce qui se joue dans notre corps, entre variations hormonales, cerveau et microbiote, permet de mieux vivre ces phases sensibles du cycle.
Le syndrome prémenstruel (SPM) désigne un ensemble de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui apparaissent au cours de la deuxième partie du cycle, après l’ovulation, en phase lutéale, en moyenne 3 à 5 jours avant les règles.
Chez certaines d’entre nous, les signes peuvent débuter plus tôt, parfois jusqu’à une à deux semaines avant les règles. Ils atteignent leur intensité maximale à la fin du cycle menstruel et disparaissent généralement dans les jours suivant le début des règles.
On estime que 70 à 80 % des femmes en âge de procréer présentent au moins un symptôme prémenstruel, avec une intensité variable d’une femme à l’autre [1][2].
Le SPM n’est pas considéré comme une maladie en soi, mais comme une réponse physiologique à des fluctuations hormonales normales, associée chez certaines femmes à une sensibilité accrue à ces variations [1].
Il se caractérise par son caractère cyclique, par la répétition des symptômes et à leur disparition avec les règles.

Le syndrome prémenstruel peut se manifester de multiples façons. Et c’est souvent ce qui le rend difficile à identifier.
Les recommandations cliniques précisent que le diagnostic repose sur la présence de plusieurs symptômes associés, incluant au moins un symptôme émotionnel [1][2].
“Mon corps m’échappe : je gonfle, j’ai mal aux seins, mal au dos. J’ai les jambes comme des poteaux. Envie de rester sous mon plaid en attendant les beaux jours…”
— Sophie, 35 ans.

“Pendant longtemps, j’ai cru que j’avais un problème. Chaque mois, je devenais irritable, triste, épuisée… et puis tout redevenait normal. Je ne comprenais pas ces sautes d’humeur. Je me demandais ce qui se passait en moi.”
— Camille, 29 ans.
“Je peux m’énerver pour un détail, pleurer juste après, puis culpabiliser. C’est épuisant. Sur le moment, je sais que je réagis trop, mais je n’arrive pas à faire autrement.”
— Inès, 27 ans.

Symptômes comportementaux
“J’ai des envies de sucre et de chips, comme si j’étais en manque. Et après, je me sens mal.”
— Julie, 30 ans.
“On parle souvent des douleurs, mais c’est la fatigue. Une fatigue qui te colle au corps, qui t’empêche de réfléchir, d’avancer. Je me sens vidée de mon énergie avec l’envie de pleurer. J’ai l’impression d’être au bout de mes forces et ça m’angoisse de me voir comme ça.”
— Laura, 38 ans.
Ces symptômes peuvent varier fortement d’une femme à l’autre, tant en nature qu’en intensité. Ces manifestations peuvent impacter fortement le quotidien.
“Ce qui m’énerve le plus, c’est qu’on ne nous en parle pas. On vit un enfer, sans comprendre ce qu’il se passe. C’est comme les douleurs des règles. C’est normal d’en baver quand on est une femme. Il faut serrer les dents et être performante alors que notre corps est aux abois ».
— Sarah, 34 ans.

Tenir un journal de ses symptômes sur 2 à 3 cycles peut être très utile pour mieux comprendre son propre SPM.
Noter le moment de leur apparition dans le cycle, leur durée, leur intensité et leur impact au quotidien permet d’identifier des schémas récurrents.
Ces observations peuvent ensuite être partagées avec un professionnel de santé (gynécologue ou médecin traitant), afin de confirmer qu’il s’agit bien d’un syndrome prémenstruel et d’écarter d’autres pathologies pouvant présenter des symptômes similaires, comme le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), l’endométriose, la dépression chronique ou certains troubles thyroïdiens.
Les fluctuations hormonales jouent un rôle central dans le SPM.
Pendant la phase lutéale, après l’ovulation, le corps se prépare à une éventuelle grossesse. Les hormones féminines subissent des variations : la progestérone augmente puis chute, tandis que les œstrogènes diminuent progressivement.
En l’absence de fécondation, cette chute hormonale en fin de cycle menstruel est associée à l’apparition des symptômes du SPM [1][2].
Ces variations hormonales influencent les systèmes de neurotransmission, notamment :
Les recherches récentes montrent que ces interactions entre hormones et neurotransmetteurs jouent un rôle clé dans les manifestations émotionnelles du SPM [3][4].
Nous pouvons alors ressentir :
“Je deviens dure avec les gens que j’aime. J’ai l’impression de ne plus supporter aucune remarque de leur part. Ils m’agacent, je me ferme, et après je culpabilise. C’est comme si je sabotais mes relations quelques jours par mois.”
— Marion, 38 ans.
Toutes les femmes ne présentent pas de SPM. Cette variabilité s’explique notamment par une sensibilité individuelle aux fluctuations hormonales, ainsi que par des facteurs génétiques, environnementaux et psychosociaux [4].

Parmi les manifestations les plus fréquentes, souvent sous-estimées, figurent la fatigue et les troubles du sommeil.
Ils peuvent se traduire par :
“Je dors mal, je rumine, je me réveille en pleine nuit avec le cerveau qui tourne en boucle. Et le lendemain, j’ai un mal fou à me lever, je me sens épuisée et irritable. Mon mec n’a pas intérêt à me faire une remarque ! »
– Nadia, 33 ans.
Ces perturbations pourraient être liées à l’interaction entre fluctuations hormonales, neurotransmetteurs et régulation du rythme circadien [1][4].
Cette fatigue peut ainsi affecter :
“Pendant quelques jours, je suis dans un brouillard mental. J’ai du mal à mettre de l’ordre dans mes idées. Au boulot, je n’arrive pas à me concentrer. Je suis comme empêtrée.”
– Mathilde, 45 ans.

Depuis quelques années, la recherche s’intéresse au rôle du microbiote intestinal dans la santé hormonale et émotionnelle.
Le microbiote participe notamment à :

“Le jour où j’ai compris que ça revenait toujours au même moment du cycle, ça a tout changé. Ce n’était pas ‘moi contre moi’, c’était mon corps qui parlait.”
— Anne, 44 ans.
Le SPM ne se corrige pas mais il peut être mieux compris et accompagné pour moins le subir.
Les recommandations reposent sur des règles hygiéno-diététiques [1][2].
Certaines données récentes suggèrent que des facteurs nutritionnels pourraient intensifier certains symptômes prémenstruels, notamment via des mécanismes inflammatoires, hormonaux et neurobiologiques.
Des nutriments comme le magnésium, la vitamine B6, le calcium ou encore les oméga-3 ont notamment été étudiés dans ce contexte, avec des résultats encore variables selon les études [5].
Mieux connaître son cycle menstruel, être plus à l’écoute de son corps, c’est déjà mieux vivre ses fluctuations corporelles.

Certaines femmes choisissent de soutenir leur équilibre pendant le cycle avec des probiotiques.
Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui contribuent à l’équilibre du microbiote intestinal et vaginal
Lire l’article
Dans le contexte du SPM, ils sont étudiés pour leur rôle potentiel sur :
C’est dans cette approche globale que s’inscrit le complément Sorae Équilibre avant et pendant les règles.
Il associe deux souches probiotiques :
Ce complément alimentaire est conçu pour accompagner les périodes de fluctuations hormonales qui peuvent entraîner des :
Il agit en soutenant :
Il s’inscrit ainsi dans une approche respectueuse du corps pour soutenir les femmes pendant les phases sensibles du cycle menstruel.
Avant toute prise de complément alimentaire, demandez l’avis à votre pharmacien ou à votre médecin traitant.
« J’ai compris qu’il fallait que j’écoute mieux mon corps et que je le prépare à cette épreuve chaque mois, tout en douceur ».
– Marie-Claire, 31 ans.


Notre corps féminin est rythmé par des cycles qui obéissent à nos variations hormonales.
Le syndrome prémenstruel en fait partie.
C’est un moment où notre équilibre devient plus sensible, où nos émotions peuvent être plus intenses, où notre énergie fluctue.
Ces variations ne sont pas un dysfonctionnement, elles traduisent un système vivant, en adaptation permanente, également sensible à ce que nous traversons : périodes de stress, de fatigue, de surcharge mentale ou émotionnelle qui peuvent rendre ces moments du cycle menstruel plus intenses.
Comme si notre corps amplifiait ce qui est déjà là.
Notre SPM devient alors le miroir de notre équilibre intérieur, entre ce qui se passe en nous… et autour de nous.
Comprendre ces signaux, c’est pouvoir les accompagner avec plus de douceur et de justesse et transformer ces moments subis en moments mieux compris.
Nos corps, nos cycles, notre Sorae.
[[1] American College of Obstetricians and Gynecologists. (2023).
Management of premenstrual disorders.
[2] National Institute for Health and Care Excellence. (2023).
Premenstrual syndrome: Clinical knowledge summary.
[3] Bertone-Johnson, E. R., & Rapkin, A. J. (2023).
Premenstrual syndrome. In StatPearls. StatPearls Publishing.
[4] Modzelewski, J., et al. (2024).
Premenstrual syndrome: A comprehensive review of pathophysiology and management. Frontiers in Psychiatry.
[5] Martire, F. G., et al. (2024).
Premenstrual syndrome and nutritional factors: A narrative review of current evidence and clinical implications. Journal of Clinical Medicine.
[6] Nabeh, Z., et al. (2023).
The role of the gut microbiota in premenstrual disorders. Healthcare.
[7] Schieren, I., et al. (2024).
The interplay between the gut microbiome and the female hormonal cycle. Microbiome Research Reports.






Comprendre nos corps, accueillir leurs transformations et mieux vivre chaque étape de notre vie de femme.
Retrouvez chaque mois des informations et conseils éclairés par la science, enrichis de témoignages de femmes pour mieux prendre soin de soi à chaque phase de vie.




